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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 15:28
Décalcomanie
 

DEDOUBLEMENT.

 

 

Je suis là et je dors

 

 

C’est le titre de l’article que je mets sur papier. (L’article de la mort)

C’est en effet, d’hiver, l’histoire d’un bonhomme qui n’a rien à faire et qui considère qu’il est mort socialement. Son corps est toujours là, chaud et palpitant, il bouge encore. Mais il ne sait pas pourquoi. Il se pense encore, c’est tout. Les muscles, la peau, la graisse sont comme un sac qui contient les os. Ce squelette encore charpenté mais qui aurait tendance à prendre du jeu dans les charnières est là, couché et là ça va, mais debout les articulations souffrent. La masse totale corporelle se répand plutôt mieux à l’horizontal. Et là dedans, quelque part, une bouillie qui cogite… la cervelle et c’est encore de trop. Si on pouvait la servir en sauce tomate où persillée, elle aurait plus fière allure. Si un jour un éditeur amène déjà la trousse de secours, point n’en faut, ni d’extincteur … Laisse tomber la neige…

Parce que tout compte fait, mis à part la température et le fait de pouvoir faire l’inventaire de la matière, constituant du corps saignant, où est la différence entre un gars immobile et un mort ? Mise à part la température, qui de toute manière absolue, va disparaître avec l’apparition de la rigidité cadavérique, pour le mort, s’entend, car le vivant lui, stagne à 36°tant que les fonctions vitales internes se maintiennent. Quant au pouvoir de l’inventaire, c est peut-être possible aussi dans la position létale, non fœtale, personne n’est venu en faire le témoignage ? C’est pourquoi, je tenterai, de tout le long de mon exposé- couché me glisser dans cette enveloppe, et de faire part au lecteur des impressions d’une personne trépassée. Avec la force d’inertie… Je suis là et je dors, sont les paroles qui peuvent être pensées aussi bien par l’un ou l’autre des personnages comparés ci-dessus. Et le lecteur a compris que je m’ identifiais, sinon aux deux, sûrement à chacun. D’autre part, les morts que j’ai connu vivants et peut-être d’autres, viendront témoigner par le médium de ces deux transfuges de l’au-delà jusqu’aux frontières du réel, puisqu’il y en a un des deux dans le royaume des ombres. En supposant que l’on communique chez les trépassés. Il y aura forcément un dédoublement de personnalité pour que j’atteigne une projection de mon « moi »dupliqué dans l’autre monde tout en restant ici-bas. J’espère ne pas basculer dans la schizophrénie en joignant les deux doubles.

 

 

 

C’est donc une expérience tout à fait inédite qu’à travers la littérature et au moyen de matériel informatique, je parvienne à faire s’exprimer des personnes réelles ou ayant existées, en dehors de tout contexte de fiction, dans un but de recherche de vérité absolue, comme les experts qui déterminent la réalité et identifient les causes exactes des évènements passés, présents et à venir. Et cela en dédoublant mon ego en deux faces, une dans le réel et l’autre dans l’inconscient.

Cet essai se veut parapsychologique et s’écrira comme un journal de bord, avec une chronologie qui reste à définir, suivant les fractales du temps dans la spirale de l’espace.

Avec comme fixation le présent sous forme de trou noir, «  quasar » qui reste à combler par les informations bonnes à jeter en vrac dans la machine à oublier, mais récoltées de l’autre coté du miroir, décodées pour éclairer la route qu’il reste à parcourir pour ceux qui en ont encore la force.

Et comme on le dit souvent dans les sciences humaines, comme il y a beaucoup de pulsions de mort dans la vraie vie, il doit y avoir des traces de vie dans l’au-delà. Comme les reflets du miroir nous donnent à considérer l’illusion symétrique de la même chose de l’autre côté que devant la surface polie. Mais ce n’est pas une illusion. C’est une réalité virtuelle dans l’esprit du contemplateur du miroir. D’autant plus qu’une inversion latérale assure la distinction des 2 images. L’esprit projette le regard dans une autre dimension. C’est comme l’introspection où la conscience balaye de son faisceau inquisiteur les méandres du vécu.

Tout en écrivant ces lignes, je me mets dans un état de réception télépathique et j’attends un signal, mais je ne capte pas d’émetteur pour le moment. J’y reviendrai plus tard.

 

 

 

 

Par polotol - Publié dans : culture - Communauté : En quête de muses...
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